Perception des Congolais sur les violences faites aux femmes

Vendredi, 29 Novembre, 2019 - 10:07

Le Programme d’action de Beijing a été adopté par 189 gouvernements dont celui de la RDC. Ces gouvernements ont pris l’engagement de prendre des mesures audacieuses et stratégiques dans 12 domaines critiques qui sont la pauvreté, l’éducation et la formation, la santé, la violence, les conflits armés, l’économie, le pouvoir et le processus de décision, les mécanismes institutionnels, les droits humains, les médias, l’environnement et les jeunes filles. Force est de constater que la volonté politique nécessaire pour traduire ces engagements en actions a fait défaut. Non seulement les progrès ont été lents et parfois hésitants, mais dans certains pays les droits des femmes ont connu de sérieux reculs.

En tant que cabinet d’étude, nous avons voulu nous pencher sur la question des droits des femmes. La publication abordée 3 thématiques à savoir: La discrimination des femmes; les violences faites aux femmes et l’autonomisation des femmes. La publication contient un volet documentaire et une enquête terrain. Dans la recherche documentaire nous avons collecté de données sur les 3 concepts avec quelques chiffres. Dans la partie enquête terrain, nous avons interrogé 1600 Congolais et Congolaises dans les 26 chefs- lieux des Provinces. L’enquête terrain nous a donné quelques indications sur la perception des congolais par rapport aux trois thématiques.

Malgré les activités menées par les différents mouvements des droits des femmes, 65% des pratiques discriminatoires sont fondées sur le sexe. Les personnes au revenu moyen bas ont plus évoqué les discriminations fondées sur le sexe (71%) et en milieu professionnel (57%) comme parmi les discriminations qu’ils connaissent.

L’étude releve que plusieurs raisons sont à la base des violences faites aux femmes. La situation socio-économique de plus en plus précaire fait dire à 13% des Congolais que la pauvreté est l’une des causes majeures des violences faites aux femmes. 12% d’entre eux martèlent que la femme est violentée à cause de son mode vestimentaire. Après plus de 2 décennies de guerre, rébellion, etc. l’insécurité (11%) est citée comme troisième raison des violences faites à la femme.