Etudes de marché : ce qu’ils endurent pour vous servir

Mercredi, 7 Novembre, 2018 - 11:03

Target effectue des recherches sur toute l’étendue de la RDC, dans plusieurs pays de l’Afrique de Grands Lacs et de l’Ouest. Le cabinet produit en plus des rapports de très bonne qualité répondant aux standards internationaux qui aident annonceurs et décideurs à orienter les décisions dans leurs secteurs respectifs. Ces rapports sont en réalité les fruits de la détermination et des efforts d’hommes et des femmes soucieux de toujours rendre un service de qualité. Zoom sur ces messieurs et dames qui parcourent de longs trajets à moto, par pirogue, à pieds ou par avion pour sonder le marché.

Chez Target, ils occupent la fonction de « Field Manager »,   ce sont des responsables de la collecte de données dans une ville. Leur travail les appelle à être toujours sur terrain. Ce sont des vrais chasseurs d’informations, ils la poursuivent jusque dans ces derniers retranchements, à Kenge ou à Mbari, à Kinshasa comme à Brazzaville. Ils sont à l’affût de l’information, des données fiables prêts à tout endurer.

Manon Ntumba, Field Manager chez Target depuis une année raconte : « Lors d’une étude, nous devrions nous rendre au cœur de la province du Sud-Ubangi. Le parcours a été très difficile. Nous devrions prendre une moto, parcourir la forêt et supporter plusieurs chutes dans le sable pour ensuite faire près de 3 km à pied… Malgré la fatigue, nous devrions nous reposer à temps afin de repérer le terrain de bonne heure le lendemain et entamer notre recherche ».

Charles  BENKANGA s’est retrouvé coupé du monde durant presque toute une nuit parce qu’il n’avait pas accès au réseau et son téléphone portable s’était déchargé. Parti de Kinshasa, il devait rejoindre Kenge, à 260 km à l’est de la capitale de la RDC. Il ignorait tout de la mésaventure qui l’attendait. Il raconte :

« Il était prévu que j’arrive à Kenge un Dimanche parce que je devais former les enquêteurs le lendemain à 8h00. Je me suis présenté à la gare routière de Masina bitabe à 12 heures pour prendre mon taxi en direction de Kenge. Ce trajet dure 4 heures environ. Dans ma tête, je me voyais atteindre Kenge vers 17h00’. Premier dysfonctionnement : le taxi a quitté l’arrêt à 18h00’, soit 6 heures après l’heure prévue pour le départ. Sur la route, le réseau téléphonique n’était pas accessible. Et comme le malheur ne vient jamais seul, mon téléphone s’est déchargé. Impossible donc à mes contacts professionnels à Kinshasa et Kenge de me joindre. Nous sommes finalement arrivés vers Minuit à Kenge, je me suis servi d’un gentil passager du même taxi pour appeler le point focal de Target qui est venu me chercher et m’amener à l’hôtel. Comme prévu, le lendemain à 8h, j’ai organisé ma séance de formation après avoir rassuré mon épouse et l’assistante administrative de Target qui ont tenté de me joindre la veille au soir. Sans succès ».

Il y a également des contrées dans lesquelles les enquêteurs sont reçus comme des petits princes. Et leurs séjours s’en trouvent rendus heureux. Comme lors de ce voyage à Likimi et Mbonza à Gemena dans la province du Sud-Ubangi. La mission consistait à mener une enquête sur l’implantation d’antenne d’une entreprise de télécommunication. Astucieux, le Field Manager en arrivant dans la contrée a annoncé le motif de son séjour sur les ondes de la radio publique du marché local, précisant que les enquêteurs passeraient de maison en maison pour réaliser l’étude. Très vite, cette équipe de Target reçu le surnom de « réseau ».

« Je me rappelle un jour, pendant l’exercice de notre travail, nous avions eu faim, on devait acheter les arachides dans une famille, un homme avec qui on venait de terminer l’interview, nous a alors vu dans cette famille et s’est exclamé « ah ! vous êtes arrivés ici ! ». Il souffla ensuite deux mots a l’oreille du vendeur, un sexagénaire, qui nous a gracieusement offert les arachides largement au- delà de la quantité que nous avions prévu d’acheter. Notre insistance pour payer resta vaine. Et ce n’est pas l’unique présent reçu sur terrain ».

Mais il y a aussi les bousculades, comme celles que Merveille Bwanga a vécu au port de Kinshasa pour prendre place à bord d’un canot-rapide alors qu’elle se rendait pour la toute première fois à Brazzaville. La peur de perdre ses bagages, l’accommodation dans des zones peu confortables, … des sacrifices qui n’ont qu’un seul objectif : produire un contenu de qualité dans les études qui reflètent les réalités sociales congolaises.

Ils s’appellent Manon, Merveille, Charles, … leurs efforts sont gravés derrière chaque étude que Target effectue depuis 7 ans maintenant.