Chez Target, un jour avec Carine Muamba

Mercredi, 10 Avril, 2019 - 11:46

Le métier des études de marché peut être vu comme une profession qui fait recours à plusieurs compétences, notamment l’art graphique. Chez Target, c’est une employée qui s’occupe du graphisme. Elle s’appelle Carine Muamba et a accepté d’expliquer le déroulement-type de sa journée.

« A Target, je suis plus penchée sur les éditions. C’est-à-dire, mes tâches principales se résument beaucoup plus à faire des mises en page et un peu moins de dessins », affirme d’entrée Carine Muamba. Entre lundi et vendredi, elle arrive au bureau, sis 8è niveau de l’immeuble Bulambo, sur le boulevard du 30 juin et ne part pas avant 17 heures.

Carine, qui est à la fois épouse et mère, explicite ensuite en peu de mots ce qu’elle fait au quotidien : « Mon travail consiste à tout lire et transposer cela en image. Alors, cela appelle à la concordance des messages avec les images à utiliser, sans négliger le mélange de couleurs qui doit rendre très captivant la présentation ».

Pour ce vendredi, outre des besoins urgents qui pourraient survenir, Carine dispose déjà d’une short-list bien définie des tâches qu’elle doit exécuter : réalisation des templates pour le premier numéro de la NewsLetter de l’année 2019 ; capture vidéo avec Arlette, sa collègue du département projet; enfin finaliser un rapport avec Serge Mumbu, le General Manager de Target.

De toutes ces tâches, Carine affirme que la réalisation des templates est la plus ardue.

« La réalisation des templates est un grand travail parce que je dois lire et comprendre de quoi il est question dans la newsletter, me faire une idée précise sur une ligne pour enfin créer les templates », précise-t-elle.

Mais son explication va être interrompue par l’arrivée de son chef, Serge Mumbu, visiblement préoccupé par une autre urgence. Après un bref échange qui tourne principalement sur de nouvelles orientations elle le rejoint à son bureau poursuivre l’échange. Une vingtaine de minutes plus tard, Carine revient à son poste. Et ses priorités ont changé

« Tout a changé directement, je dois réaliser rapidement un rapport pour monsieur Serge, parce qu’il doit le présenter demain », indique Carine, avec un sourire d’une habituée de ce genre de changement dans la hiérarchisation de ses tâches.

Aussitôt revenue à son poste, elle doit s’arrêter deux, trois fois encore. Pour effectuer des courses rapides dans l’immeuble qui abrite les bureaux de Target sur demande de son chef.

Avant de prendre sa pause, elle se fixe l’objectif de terminer avec une bonne partie de la présentation du General Manager prévue le lendemain.

Une « multitâches »

La journée de Carine est ponctuée des plusieurs arrêts de travail. Si ce n’est pas le General Manager lui-même, c’est son assistante ou un autre collègue qui s’approche d’elle pour solliciter un service. Toutefois, tout commence par une réunion de planification dirigée par Blaise Pezo, responsable du département Informatique. Au début de chaque journée, un objectif est fixé et une évaluation est faite à la fin de la journée.

 « Je suis multitâches, je suis camerawoman, je suis photographe, je suis interviewer », lâche-t-elle avant de rejoindre sa collègue Arlette dans son bureau, au 7e niveau.

Ça ne se limite pas là. Cette journée coïncide avec la fin de stage académique d’Abigaëlle, étudiante de l'Ecole Supérieur de Management de Kinshasa (ESMK) qui en un peu plus de 60 jours, s’est familiarisée avec le travail de tous les départements. En des moments pareils, le cabinet remet de coutume, un cadeau d’au revoir à tout stagiaire qui se sépare de l’agence. Une fois de plus, c’est Carine qui est chargée d’aller chercher ce cadeau. Son surnom « multitâches » est décidément mérité.

D’apparence calme, Carine affiche responsabilité et engagement dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées.

Entre ses tâches professionnelles, les sollicitations de ses collègues, de sa hiérarchie ponctuées d’incessants appels sur le standard, l’artiste graphiste Carine Muamba Tshibasu sait garder sa bonne humeur. Ce qui rend encore plus facile un travail qui fait constamment appelle aux ressources intellectuelles.

A 16h, le draft de la présentation de son chef est fini. Il ne reste plus qu’à faire quelque petites corrections. Une heure avant de quitter le bureau, elle consulte ses mails, pour une éventuelle planification de la semaine prochaine, voire d’autres orientations du General Manager sur des dossiers qui lui ont été soumis plutôt. Lorsqu’elle quitte le bureau à 17h, elle espère retrouver le cocon familial une demie heure plus tard au moins lorsqu’il n’y a pas trop de bouchons sur la route.